"Ce livre d’Arnaud Miranda éclaire une idéologie encore peu connue mais déjà influente : celle des néoréactionnaires anglo-américains, qui se revendiquent à la fois post-libéraux et antidémocratiques. À travers l’analyse d’auteurs comme Curtis Yarvin ou Nick Land, il met au jour une pensée structurée vautour du refus de l’égalité, d’une exaltation de la violence et d’une vision de la liberté réduite au pouvoir des forts sur les faibles, le tout adossé à la révolution technologique. L’ouvrage montre aussi comment ces idées sont relayées par certains acteurs majeurs de la finance et de la tech, et leur rôle dans l’arrière-plan idéologique du trumpisme. La lecture est saisissante, tant elle donne la mesure d’une radicalité inquiétante, même si l’incohérence du personnage politique qui s’en inspire laisse planer une part d’incertitude sur sa traduction concrète."